Je ne veux pas que tu reviennes, j'aurais juste voulu que tu restes.
Le o3.o9.o9;" Tout avait si bien commencé entre nous , nous étions heureux que demander de plus que de l'être encore plus. J'ai mal et je souffre quand je t'écris tous ces mots, j'me sens d'abord coupable et je culpabilise de reparler de sa après ces huit mois où il y a eu casiment silence radio, en parler huit jours exactement avant le tout premier jour, ce jour là où m'a vie a pris un tout autre sens... Quand elle s'est arrêtée, comment te dire encore que je t'aimai plus que tout que je ne voyai pas ma vie sans toi, comment te dire que je me voyais pour toujours avec toi. J'étai perdue, ma vie l'était aussi et personne ne pouvais te remplacer. J'ai dû faire avec, avec tout ce chaos qui m'anéantissait au fur et à mesure que je m'éloignais de toi... J'étais déroutée. En un clin d'oeil il avait disparu, tout avait disparu. Je ne savais plus si j'avais mal ou si c'était l'habitude d'être toujours celle qui chiale et qui se prenai tous les murs. Je ne savais plus si je t'attendais ou si je faisais juste semblant... Je savais plus si je voulais mourir ou si je voulais croire toutes ces conneries que je me racontais pour dormir et sortir de mon lit. Je ne savais plus si je cicatrisais ou si je pissais encore le sang, si j'étais moi ou pas, si je me déguisai. Je ne savais plus si je rêvais encore ou si les songes mêmes étaient morts. Je ne savais plus si j'étai foutue ou si je vivais effrontément. Etai-je malheureuse ? Je ne savais même plus si je reculais ou si j'allais de l'avant. Je ne savais plus si c'était ta voix qui me donnait la nausée au réveil. Je ne savais plus si j'avais peur ou si je ne croiyais plus en rien, si mes larmes coulaient sur ton c½ur, si mes rires brûlaient dans tes mains... Je ne savais plus si c'était normal d'avoir le c½ur trop haut qui se soulève dans mes entrailles et bousille mon cerveau. Je ne savais plus si j'étai trop moche ou si c'est ce foutu miroir qui me brisai en morceaux et m'écorchai l'estime et le regard. Je ne savais plus si sur ta langue il te restai un peu de mon amertume, si je coulai ou si je tanguai entre la mer et l'écume... Je désesperais, j'avais tellement confiance en quelque chose de mieux pour nous deux. C'que j'aimais de toi au fond, c'était ce que je voyais de nous dans ma tête. Des jours heureux, des souvenirs plein le coeur. Mais c'était tout le contraire. T'as jamais été celui que j'aurais voulu que tu sois. Et j'veux pas que tu changes, j'pourrais jamais t'en demander autant. Mais ne reviens plus. Ne me regarde plus comme tu le fesais, ne me souris plus comme tu me souriais. Arrête s'il te plait, car sinon j'vais retomber encore une fois ... & j'ai eu trop mal pour ça, trop mal pour toi. L'oubli allait bientôt réussir jusqu'à ce que je te revois; les images des mois précédents refirent surface et me submergèrent entièrement. L'amour que j'avais éprouvé pour toi, le goût de tes baisers sur mes lèvres, les mots murmurés à mon oreille, nos doigts entrelacés, l'odeur de ton parfum que je connaissait par c½ur et le néant de ma vie après ton départ. Je fermai les yeux pour lutter le mieux possible contre ce flot de larmes qui me brulaient déjà les paupières et contre les souvenirs qui me donnait la nausée. Je me demandai comment j'avais pu réussir à tenir si longtemps sans voir ce visage, comment j'avais pu réussir à vivre sans l'avoir tout près de moi et comment je ferais désormais pour pouvoir l'oublier de nouveau. & pourtant on peut pas dire que j'y croyais pas; j'ai trop longtemps cru que jamais t'allais m'oublier. J'ai trop longtemps pensé que peu importe c'que je fesais t'allais être là. J'aurais pas dû, mais c'est trop tard. C'est trop tard pour te crier que je pense encore à toi, trop tard pour te dire que moi, jamais j'vais t'oublier. On prétend toujours avoir gagné le combat. On raconte toujours qu'on est satisfait de notre présent et que le passé ne nous fait plus de mal. Et on y croit tellement qu'on le répète souvent. Mais les cicatrices seront toujours là, nos souvenirs resteront à jamais bien encrés au fond de nous. Le temps rend les choses un peu moins lourdes, les regrets moins apparents. Mais ils sont toujours là. J'ai appris que le temps fait les plus gros ravages et guérit les plus grosses blessures. Il emporte tout sur son passage, comme une têmpête ou un orage. Il ne laisse jamais rien derrière, sauf les quelque fois où il oubli un souvenir. Il nous donne la chance d'oublier les souffrances mais nous laisse la mélancolie des années passées trop vite. Il nous fait peur, nous fait espérer. Il nous fait croire, nous redonne une parcelle d'espoir. Je savais qu'un jour il n'en resterai que des souvenirs de cette histoire. Je savais qu'un jour le temps aurait raison de nous car le temps nous force toujours à oublier. Et ça me déchire encore le coeur d'avoir à me forcer de croire que t'étais pas celui qu'il me fallait. J'aurais voulu te montrer à quel point ça me fesait peur de t'aimer autant. À quel point je n'arrivais plus à m'endormir le soir. À quel point je ne voyais que ton visage en fermant les yeux. Maintenant il ne reste plus rien, tout juste des souvenirs alors il est temps de tourner la page. "
" Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d'aimer.
Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce
n'est pas vrai. Un jour nous prenons conscience
que nous avons franchi le point de non-retour, ce
moment où l'on ne peut plus revenir en arrière. Ce
moment où l'on se rend compte qu'on a laissé
passer sa chance... "
Guillaume Musso